L’ esprit de la ruche

In the pines

février 6, 2008 · Laisser un commentaire

Hier au moment de prendre le bus, j’ai senti mon coeur se serrer et exploser, comme lorsqu’on est pris dans ce qu’on appelle vulgairement un chagrin d’amour, et qu’un élément nouveau (lettre de rupture, découverte d’une rivale) vient faire exploser votre peine. Pourtant hier il n’y avait rien de cela, juste les arbres noirs et leurs délicats entrelacs, les jardins des Champs Elysées à ma gauche et la rue de Ponthieu à ma droite, une rue vulgaire et commune du huitième à laquelle jamais je n’aurais cru vouer un tel culte un jour. Et puis le bus m’a ramené dans mes quartiers j’ai retrouvé la lumière, et cela s’est dissipé. Je suppose que ce sont les hormones, ou alors l’hiver qui n’en finit pas.

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